Comme il est étrange de constater que plus l’individu va mal, plus son pouvoir de relativiser s’exacerbe, jusqu’à atteindre des paroxysmes que jamais il n’aurait pu envisager auparavant. On dit souvent que l’être humain doit d’abord souffrir afin d’apprécier pleinement les rares moments de bonheur que son existence lui offre. Mais pourquoi donc, nous créatures issues de l’aléatoire, serions-nous condamnées à de potentielles existences indésirables et douloureuses ?
Face à cette injustice flagrante et particulièrement désarmante, notre espèce à mis au point un système assez simple, qui consiste à rechercher perpétuellement, désespérément parfois, la petite note d’optimisme perdue dans un raz de marée de déprime et de douleurs. Mais le positivisme est-il suffisant pour palier à tous les inconvénients injustes et malheureux que nous allons tous traverser au court de nos existences ?
Etrangement, à force de réflexions se voulant logiques et structurées, on en vient à se poser d’étrange questions assez puériles, du genre « et d’abord, pourquoi est ce que je devrais en chier moi, hein ? J’ai rien demandé à personne ! » ; ou encore « j’ai pas envie de devoir me forcer à être heureux toute ma vie ! Je veux l’être spontanément et je veux que l’on soit gentil avec moi ! ».
En effet, personne n’a jamais demandé à vivre dans la souffrance, et pourtant, nombreux sont les courageux luttant perpétuellement pour leur néo-survie, impliquant un semblant de confort matériel et social, en plus de la simple survie alimentaire.
Et c’est au sein des moments les plus exécrables de nos vies, où l’on ne trouve plus rien pour s’accrocher à un optimisme inexistant, que l’on découvre des pensées altruistes et basiques pour se réconforter comme on le peut.
« Au moins, cette vie de merde m’a permis de rencontrer Michelle, ma femme que j’aime plus que tout au monde. »
« Le sourire de mon fils me fait oublier à quel point ma vie est un échec, heureusement que je l’ai avec moi. »
« Au moins, je suis en vie et en bonne santé ! »
« J’aurais pu naître en tant que femme dans un pays islamiste et avoir un frère violent qui refuserait que quelqu’un d’autre que lui ne me touche, mais comme il sait qu’il ne peut pas me toucher il me frappe tout le temps. »
Et ainsi de suite… Notre imagination est sans limite.
S’en suit un protocole quasi logique nous poussant inexorablement à spéculer sur une société humaine où nous n’aurions plus à subir tous ces désagréments. Les plus imaginatifs, probablement, parviennent à établir des systèmes assez stables, et peut-être se disent-ils que si eux y ont pensé, un homme important y pensera lui aussi un jour où l’autre, et changera les choses.
Au final, il est assez simple de réaliser que la vie active est à la source d’un nombre impressionnant de désagréments. L’argent, le travail et le patron sont nos trois préoccupations principales. Derrière, on trouve l’amour, le pouvoir, le relationnel et l’amitié. Retirez tout ceci de nos existences, et nous serions creux comme des vases, mais comblés comme jamais, sans rien pour nous laisser sortir de notre carapace personnelle. Alors elle est pas belle notre vie de merde ?

Bah voilà, un article qui ne veut presque rien dire, je me sens moins seule pour le coup (y)
Tu commences aussi à faire des titres bizarres, fais gaffe c’est un putain d’engrenage =)
Rassure toi, je ne t’arrive pas encore à la cheville =]
le début était bien.
mais alors ce passage j’aime pas du tout.
je cite :
« Au moins, cette vie de merde m’a permis de rencontrer Michelle, ma femme que j’aime plus que tout au monde. »
« Le sourire de mon fils me fait oublier à quel point ma vie est un échec, heureusement que je l’ai avec moi. »
« Au moins, je suis en vie et en bonne santé ! »
« J’aurais pu naître en tant que femme dans un pays islamiste et avoir un frère violent qui refuserait que quelqu’un d’autre que lui ne me touche, mais comme il sait qu’il ne peut pas me toucher il me frappe tout le temps. »
bon déjà qud on a un mari et des enfants. on a déjà un semblant de réussite.
et de quoi être heureux nan.. ou sinon c moi qui me fait tout un monde avec les femmes…et les enfants!