Comment ça il pue mon blog ?

20 07 2009

Talks

-    Ouais je voulais te dire quand même, ton blog il est sympa hein, parfois c’est marrant et tout, mais bon, t’en as pas plein le cul de cracher toujours sur tout ?

-    Bah, attends là, je fais pas ça par plaisir, je m’inspire de trucs réels et j’essaie de mettre en avant de sérieux problèmes !

-    Si tu veux, je suis d’accord mais bon, tu donnes vachement l’image du mec manichéen, qui voit toujours tout sous un sale aspect, à tel point que tous les éléments positifs lui passent sous le nez. Tu vois ce que je veux dire ?

-    Ouais, t’es en train de subtilement me dire que je suis un peine à jouir…

-    Mais non pas du tout ! Je dis simplement qu’à force de te focaliser sur les problèmes, t’oublies un peu de parler des trucs cools !

-    De trucs cool… Tu veux que je parle de quoi exactement ? Les fringues et la mode qui part en vrille ? Du soleil estival bizarre à cause des dérèglements climatiques ? Du paradoxe des vacances qui parfois poussent plus à la déprime qu’à la détente ? De l’invasion touristique que j’exècre ? JE VOIS PAS DE TRUCS COOL !!!!

-    Je sais pas moi… Attends…Tiens ! La sérénité de la campagne, non ?

-    Mouais…

-    Ou alors le plaisir de se trouver sur une plage quasi déserte, et de se bouffer plein d’air iodé dans la tronche !

-    Ah ouais ! C’est vrai que c’est cool ça…

-    Et sans parler de la musique mec ! Quand même ! Tout ce que t’aimes ! Les Beatles, les Doors, Jefferson Airplane ! Le reggae ! Le Dub ! L’électro !!

-    Putain ouais…. Et puis bon tout l’idéologie super positive des sixties quoi… J’avoue…

-    Bah tu vois ! T’es pas du tout peine à jouir !

-    Je sais pas, quelque part je me dis que ce genre de choses, tout le monde s’en fout. Les problèmes de société ont au moins le mérite de toucher pas mal de gens, et une parcelle d’individus ne se rend pas forcément compte de la perversité de certains mécanismes et tout…

-    Boah, dis toi qu’une plus grosse parcelle d’individus ne connait pas nécessairement tout un tas de découvertes cools que tu as faite, et que partager du plaisir, c’est super important ! Quelque part, ça permet à tout le monde d’aller mieux, et dans l’absolu (je dis ça mais en fait j’en sais rien haha !), c’est peut-être plus utile pour faire changer les choses que de rappeler à tout le monde à quel point c’est la merde partout. Tu trouves pas ?

-    Hum…HUM….Ouais peut-être…

-    Haha, j’ai semé le doute en toi ! Du coup tu vas essayer ? Ça vaut le coup, et puis bon au moins, t’apprendras enfin à écrire des trucs qu’un dépressif pourra lire sans risque de suicide.

-    Salaud ! J’ai quand même écris des trucs sympa ! N…non ?

-    Bah si mais bon, c’était pas non plus l’extase quoi ! Essaie de te marrer un peu plus quand t’écris ! Qu’on ne fasse pas une image de gros con aigri en te lisant !

-    C’est moi qui risque de me suicider là tu sais…

-    Mais non mais non, je plaisante ! Je te STIMULE mon pote !

Ça pour me stimuler, il m’a stimulé…

*Part se pendre*





Trust no one, trust Money

20 07 2009

MONEY O_OJ’ai beau ne pas être du tout fan de Renaud, j’ai quand même envie de chanter avec lui « société tu m’auras pas ».

J’ai récemment recherché, conjointement avec une charmante demoiselle, un appartement dans lequel m’installer. Et je dois bien l’admettre, que ce soit les agences immobilières particulièrement vénales, ou encore les propriétaires paranoïaques qui ne comprennent que l’argent, personne n’a su, dans ce cas de figure bien particulier, redorer l’image que j’avais de la société actuelle.

Il faut se rendre à l’évidence, actuellement, dès qu’il s’agit de faire spontanément confiance aux autres, plus personne n’est là. Ce qui parle, c’est l’argent, le fric, la thune, l’oseille, les biffetons, et tous les autres synonymes qui ne signifient rien d’autre que le pognon.

Pour ne mentionner aucune personne morale, l’agence Foncia m’a particulièrement filé la gerbe, avec sa constitution d’un dossier de fou furieux visant à examiner les potentiels locataires.
Si vous êtes étudiants, et donc par définition sans le moindre revenu satisfaisant, vous êtes un être insignifiant qui n’inspire rien d’autre que le mépris, et très souvent la méfiance schizophrénique. Du coup, les cautions doivent être sévèrement évaluées afin, pour l’agence, de s’assurer le versement des paiements réguliers des loyers.
Normal, me direz-vous, les agences immobilières n’ayant rien de caritatif. Ok, d’accord, je veux bien, mais faut pas non plus se foutre de la gueule du monde.

Petit exemple particulièrement choquant, les photocopies des cartes grises des véhicules comme élément de pression en cas de non paiement des honoraires et/ou loyers. En gros, si un versement n’est pas possible, l’agence s’empresse de prévenir son staff de juristes véreux (huk huk huk !), composé bien évidemment d’huissiers, pour procéder à la saisie potentielle des véhicules. Charmant, n’est ce pas ?…

Bref, actuellement, dans ce contexte de crise, d’incertitude, mis à part certains organismes (le monde n’est pas encore totalement perverti non plus), plus personne ne sait accorder sa confiance, et pire encore, tout le monde anticipe bien avant le moindre problème des solutions abusives pour exercer une pression constante sur nous, pauvres citoyens honnêtes.

Depuis quand doit-on se sentir fabuleusement redevable de la tolérance d’une agence immobilière, qui aura daigné considérer notre candidature, et comble du luxe, peut-être l’accepter ? Depuis quand doit-on faire des courbettes et accepter l’intolérable pour obtenir satisfaction ?

Après mûre réflexion, nous avons décidé de dire à Foncia d’aller se faire foutre, ce qui n’a pas plu à la responsable commerciale que nous avons rencontré. Loin d’être outrée, elle ne comprenait tout simplement pas les raisons nous poussant à remettre sérieusement en question leur « protocole classique ». Curieux non ?
Et dès que l’on commençait à lui parler d’abus, il lui suffisait de nous répondre dans un ton surchargé d’humilité : « mais monsieur, je ne suis qu’une commerciale ».
Evidemment, loin de moi l’idée de l’accuser de tous les maux du monde, mais tout de même, lorsque l’on fait parti d’un organisme, n’est-il pas mieux de se sentir en phase avec sa façon de procéder, plutôt que penser « je sais, c’est dégueulasse, mais faut bien que je bouffe alors je contribue à la perversion progressive du système ».

Enfin ce n’est pas nouveau, ni même surprenant : désormais, mieux vaut travailler dans des conditions atroces et faire un boulot ingrat plutôt que de ne pas travailler du tout. C’est juste désolant. Je continue, avec d’autres fidèles, à espérer un monde plus humain, ou la jugeote des hommes et des femmes influera sur leurs carrières et améliorera les choses.

Je sais, je sais, ce n’est pas pour tout de suite…





2000 visites !

9 07 2009

TWOVoila, ça y est ! Deux mille visiteurs sont passés par ici.

Bon ok, vous pouvez vous dire à juste titre que la plupart sont arrivés par hasard en tombant sur mes tags “youporn” ou “facebook” mais bon… Mine de rien, c’est un bien joli chiffre pour un blog inconsistant et sans la moindre thématique réelle. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’en tire une certaine fierté, loin de là, mais j’espère quand même que dans le lot, certains auront  apprécié leurs lectures. Parfois j’ai mis de la volonté dans l’écriture de mes textes imparfaits !

Bref, je vais essayer de faire un petit nettoyage de printemps avec ce blog, de virer la poussière, de cirer le parquet histoire qu’il paraisse plus..hum…dynamique qu’auparavant. Cela ne devrait pas être trop difficile me direz-vous.

Je m’inspirerai de l’intarissable énergie dégagée par San Goku et sa clique quand il s’agit de bastonner de l’alien ou du démon cruel. Après tout, ce genre de motivation doit bien s’appliquer aussi avec l’écriture, pas seulement avec les pompes et les kaméhaméha…. Si ?

Dragon Ball Kai m’a fait replonger dans les bastons anthologiques que j’avais adoré quand j’étais gosse, c’est mauvais, j’ai passé l’âge de me croire super saiyan …

Merci à tous en tout cas pour vos visites, et bonnes vacances =}





Sea, Sex & Sun

1 07 2009

SummertimeL’été est un grand paradoxe pour les jeunes que nous sommes. Parfois ensoleillé et agréable, il sait aussi être sombre et déprimant. Parfois festif et insouciant, il sait aussi être sérieux et professionnel. Que l’on réussisse ou non nos examens, que l’on souhaite ou que l’on ose travailler, beaucoup de facteurs font que la vision que l’on aura de cette période pourra varier du tout au tout.

Sans même aborder ces précédentes variables, selon ce que nous sommes et ce que nous aimons faire, l’été changera de signification. Le geek y verra certainement l’occasion tant espérée de s’épuiser devant son ordinateur ou sa télé, face à un nombre croissant de jeux vidéos ; l’otaku lui, y verra l’opportunité immanquable de parfaire sa culture japanime, de dévorer compulsivement mangas et animes en tout genre, faisant fi des préjugés et des genres, puisque de toute façon il a le temps. L’animal social pourra se gaver de contact humain jusqu’à en avoir la nausée, tandis que l’introverti lui souffrira de son mal plus qu’à n’importe quelle autre période de l’année.

L’été, c’est aussi une question de cadre. Si pour les citadins, l’été implique la plage, la côte, le camping,  les glaces, les crêpes, les méduses pour toute la famille (ces chaussures horribles…), les débardeurs imbibés de sueurs, de sel et de sable, il n’en est pas de même pour l’habitant du bord de mer. Pour ce dernier, l’été ne signifie finalement que bien peu de choses : du chaud, des touristes et des fêtes commerciales organisées par une municipalité aux valeurs on ne peut plus désuètes, et aux intérêts on ne peut plus vénaux.

Pour certains aussi, l’été, c’est l’esprit drague et boîtes de nuit, dans lesquelles tout le monde se colle et se frotte en écoutant les tubes des années 80… Pour certaines aussi, l’été, c’est le moment où l’on doit faire attention à tout. Il faut une ligne parfaite, le maillot de bain parfait, les lunettes parfaites, le packaging de la midinette fashion complet. Il est intéressant de noter que les miasmes de la société machiste dans laquelle nous vivions il y a encore peu m’ont fait cibler cette attitude sur les femmes. Certes, on le remarque peut-être davantage de leur côté, mais permettez moi de corriger immédiatement l’erreur : il existe aussi de nombreux hommes cherchant le packaging de gossbo pour chauffer dla meuf. Et souvent, il est amusant de le constater, les femmes savent bien mieux mettre en avant leurs qualités que les hommes, qui se targuent d’être des dragueurs hors pairs en jouant d’un pseudo excès de confiance en soi. Cela mène généralement à des situations particulièrement risibles. Pour certains donc, l’été serait la saison des humiliations ?

Bref, l’été, chacun le conceptualise comme il veut. Le regard sociologique de Durkheim lui fit dire qu’à cette saison, en campagne, le taux de suicide était plus faible qu’en hiver. Le regard lubrique de certains leur fera dire qu’à cette saison, on peut plus fixer discrètement ce qui nous attire qu’aux autres saisons. Le regard poétique poussera à regretter amèrement le printemps, et ne parviendra pas à s’extasier devant les décolletés massifs et les morceaux de cellulite ondulant au rythme du pas. Pour les enfants, l’été c’est le club mickey et pour les ados, c’est la grande poussée hormonale et le soleil qui brule l’acné. Au final, l’été, parfois, ça a vraiment l’air dégueulasse.