Vers la dictature de l’actrice porno ?

13 10 2009

Megan FoxJ’en avais déjà parlé rapidement il y a longtemps, et je trouve toujours que les critères de beauté actuels sont chargés d’une forte connotation sexuelle. Qu’à cela ne tienne me direz-vous, au moins, même si c’en est l’opposé diamétral, ce n’est pas plus caricatural que l’amour éternel et inaliénable véhiculé, entre autre, par le théâtre classique et notamment par Roméo et Juliette.

Oui, mais non. Car ce n’est une nouvelle pour personne, l’industrie de masse tend à véhiculer une culture de masse, facilement accessible (pubs, films, enfin tous les médias quoi…)et fortement aliénatrice pour qui n’est pas en mesure de se positionner face à ce « modèle ». En gros, les ados encore malléables ne vont pas se poser de questions et se dire « si tout le monde trouve que les actrices de cul sont les nouveaux modèles d’esthétique, c’est que c’est vrai ».

Si je pense à ça et que j’éprouve le besoin de poster un billet à ce sujet, c’est qu’à mon grand dam, j’ai regardé Transformers 2, film tout public à gros budget qui, malgré le fait qu’il soit un bon gros navet scénaristique, explose les box-office quand il arrive au cinéma.
Sans révéler quoi que ce soit de la trame filiforme du film, voici à peu près ce qui se déroule sous nos yeux pendant deux heures. Tout commence dans une Amérique proprette où le soleil brille, où les oiseaux chantent et où le monde a été sauvé par un adolescent pré pubère qui n’a pas grand-chose pour lui. Le héros est donc une tâche à laquelle, techniquement, on ne devrait pas avoir de s’identifier. Or, il fallait bien faire du chiffre et attirer du jeune en rut, et donc introduire dans ce décor bateau une fille canon normalement inaccessible, d’autant plus par le loser de perso principal.
Or, une fois de plus, histoire de vendre du rêve bas de gamme, il s’avère que si, le héros parvient  à la séduire, suite à ces affinités particulières avec une espèce mécanique extraterrestre. Intéressant, n’est ce pas ?

La bombasse du film n’est autre que Megan Fox, qui actuellement fait beaucoup parler d’elle avec Jennifer’s Body, un film, comme le titre l’indique, essentiellement basé sur le physique de l’actrice (si vous lisez le pitch vous risquez de bien vous marrer).
Si l’on s’intéresse de plus prêt à cette créature de rêve moderne, on se rend compte qu’en fin de compte, entre ses rôles et ses élocutions publiques concernant, notamment, sa vie sexuelle, la jeune demoiselle parvient avec facilité à s’apparenter à une dingue de cul qui prend son pied à faire vibrer la gente masculine et féminine. Et là je vous demande :

Comment ne pas tomber amoureux d’une fille si charmante, et d’autant plus si subtilement séduisante ?

Eh bien voila. On est en plein dedans. La culture de masse nous fabrique nos idéaux esthétiques et comportementaux, et même si ça ne fait pas beaucoup parler, il me semble qu’au passage, plutôt que d’affirmer l’autonomie et l’indépendance face au sexe masculin pour lesquels beaucoup de « luttes » ont eu lieu, l’industrie du cinéma et de la publicité exhibent clairement des femmes objets, exprimant suffisamment avec leur corps et leur attitude sexe pour que personne ne puisse supposer qu’elles aient autre chose à proposer.

Je ne vous parle même pas de toute la supercherie des retouches constantes sur ces idéaux, dont, lorsque l’on écoute les conversations ça et là, ne semble pas si flagrante que l’on pourrait le croire.

Sur ce, bonne lobotomie à vous tous !


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